Le récit de mon voyage en Inde 1969. J’ai voyagé en auto stop et j’ai pris des moyens de transport les plus économiques.
En 1969, J’étais très influencé par les aventures de Nicolas Bouvier. J’ai alors décidé de partir en stop jusqu’en Inde. J’ai étudié mon parcours, et ma jeunesse aidant, je ne voyais aucun danger à parcourir le monde en faisant de l’auto stop.
Mon point de départ à été Genève, la ville de naissance de Nicolas Bouvier. Le stop a très bien marché jusqu’à Istanbul avec quelques anecdotes. Je suis passé par l’Italie, puis la Yougoslavie, puis la Bulgarie, puis rentré en Turquie par Istanbul.
La Turquie
A Istanbul il faut commencer à s’adapter au rythme de l’orient. J’ai visité Ankara, ou j’ai demandé un visa pour voyager en Iran. J’ai continué ma route vers Sivas, puis Erzurum et Karkose. Je n’ai plus fait de stop. N’ayant pas trop d’argent pour atteindre le but de mon voyage en Inde, j’ai utilisé les moyens de transports les plus économiques et bien souvent les moins confortables.
L’Iran.
J’ai traversé la frontière turque, et j’ai pris un bus pour Téhéran. J’ai rencontré beaucoup d’étudiants iraniens qui parlaient très bien le français, et j’ai appris beaucoup sur la vie sociale en 1969, du régime sous le shah d’Iran. Mais l’Iran est un magnifique pays des milles et une merveilles. Les iraniens ont toujours été très agréables. J’en garde encore un très grand souvenir admirative à ce peuple très cultivé. J’ai beaucoup de peine pour les iraniens actuellement, car en 1969 ils inspiraient à un changement démocratique pour pouvoir vivre en grande liberté.
J’ai poursuivi ma route, toujours en car très confortable, et très peu chère jusqu’à Méched. La frontière avec l'Afghanistan est très proche.
L’Afghanistan
Passé la frontière, interdiction d’aller plus loin qu’un camp de la Croix Rouge Afghane ou je devrais rester 15 jours en prévention du à une infection de choléra. J’ai été vacciné contre le choléra par des infirmiers pas très expérimentés J’ai survécu. Pendant ces 15 jours dans ce camp, je garde de belles rencontres. J’ai rencontré beaucoup de personnes comme moi qui avaient l’intention de découvrir L’Inde. Mais une rencontre qui m’a beaucoup marquée, a été celle d’une femme qui logeait dans la mème tente que moi, dans ce camp sanitaire. Cette femme anglaise d’un certain age, comme moi actuellement, était d’un morale exceptionnelle Elle voyageait depuis très longtemps dans un minibus qui n’était pas tout neuf. Tout les soirs elle me racontait ses voyages à travers le monde, qu’elle avait visitée avec son vieux mini-bus. Ça été une rencontre magnifique et pleine d’espérance pour mon voyage à venir. Après le camp, je suis allé à Hérat pour mes visas pour le Pakistan, et l’inde. Hérat n’était pas une très belle ville. Je n’en garde pas de bons souvenirs. J'ai continué mon voyage en transport camion dans la benne avec des paysans avec leur bétail et souvent avec du matériel agricole. Après quelques jours de villages en villages, j’arrive à Kaboul. Kaboul une ville magnifique pleine de vie,une jeunesse très joyeuse sans aucune agressivité Des marchés gigantesques. C’est l’orient à lequel, je me l’imaginai. Je ne suis resté pas aussi longtemps en Afghanistan, et je l’ai regretté. De Kaboul, j’ai pris un taxi pour la frontière pakistanaise. J’avais rencontré Catherine une américaine d’Indianapolis et nous avons poursuivi notre voyage jusqu’en Inde. Elle a été mon secours pour l’anglais.
Le Pakistan
En 1969 le Pakistan était en guerre avec l’inde. Les jeunes occidentaux sont très mal accueillis. Nous avons voyagé en car deuxième classe, c’est à dire sur le toit avec les bagages,car il nous refusait de monter à l’intérieur . Voyage express Peshawar, Rewalpindi, Lahore. A Lahore, on ne pouvait pas passer la frontière à cause de la guerre. Nous avons fait le choix passer en fraude la frontière en monnayant un transporteur de pousse pousse qui pouvait prendre de plus petits chemins. Ça été un période dangereuse, car les balles des deux cotés de la frontière passaient très près de nous. Enfin nous sommes en Indes.
l'Inde
En inde, la vie est très agitée, mais les indiens sont en générale très paisibles. J’ai voyagé de Aritsar à Delhi, Agra, Kampur, Srinagar et Bombay. De toutes ces villes que j’ai visité, j’en garde de très bons souvenirs pour la vie.
Pour mon retour je suis parti de Delhi avec 21 dollars et j’ai acheté 21 oranges. Je n’ai pas demandé à mes parents de m’envoyer de l’argent, il n’était pas très riches. J’ai voulu démontrer mon autonomie à voyager à mes risques que je me suis donnés. J’ai réussit l’exploit de rentrer chez mes parents en 21 jours en dépensant 1 dollars par jour et une orange. Pour le transport j’ai toujours essayé de négocier la gratuité. A part en Turquie ou j’ai pris une place 1° classe sans la payer. Je me suis fait prendre à l’arrivée d’Istanbul , mais j’ai faussé le contrôleur et je me suis enfuie de la gare en courant de toutes mes jambes. J’ai traversé Istanbul le plus rapidement jusqu’à la frontière avec la Bulgarie. Pour mon morale j’ai pensé à cette vielle vielle dame anglaise avec laquelle j’ai partagé mon séjour dans ce camp sanitaire.
Je suis rentré en stop jusque chez mes parents. Voici le récit de mon voyage en Inde 1969.
J’ai maintenant 78 ans. Ce voyage que je me suis offert en 1969 reste encore un bon souvenir.
Michel Vallat